Le procureur a requis des peines allant jusqu'à huit ans de réclusion criminelle pour six ressortissants géorgiens impliqués dans le vol d'éditions rares d'Alexandre Pouchkine et d'autres auteurs russes dans d'importantes bibliothèques à Paris et Lyon. Les faits, survenus en 2023, sont décrits comme un " véritable vol de trésor " orchestré avec méthode et cynisme.
D'après les détails de l'affaire, les six suspects sont jugés pour association de malfaiteurs et, pour certains, pour vol d'un bien culturel. Trois individus sont actuellement en détention, tandis que deux autres, ayant déjà purgé des peines à l'étranger, ont été extradés temporairement vers la France pour leur procès. Parmi eux, Mikheïl Z., un homme de 50 ans, avait été condamné pour des faits similaires en Lituanie, tandis que Beqa T., âgé de 49 ans, avait purgé sa peine en Estonie.
La majorité des vols avaient été commis dans la bibliothèque Diderot de l’école normale supérieure à Lyon et à la Bibliothèque nationale de France. Les œuvres de Pouchkine, qui est reconnu comme le père de la littérature russe moderne, sont considérées par le procureur comme de véritables " reliques nationales ".
Le représentant du ministère public s'est interrogé sur les motivations réelles des voleurs, se demandant s'il s'agissait simplement d'une quête de gains financiers ou si cette opération pouvait avoir des objectifs plus graves, suggérant une ingérence étrangère. " Cette question reste ouverte après l'analyse de ce dossier. " a-t-il déclaré. Des sanctions strictes, y compris une interdiction définitive du territoire français, ont été requises, particulièrement contre Mikheïl Z., qui serait au cœur de l'organisation criminelle.
Pour conclure, dans une ère où la littérature est de plus en plus vulnérable aux atteintes, ces vols posent des interrogations profondes sur la protection du patrimoine littéraire à l'échelle internationale.







