L'enquête menée par l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) a révélé un système sophistiqué de revente de billets au sein de Disneyland Paris. Débutée en 2025, cette investigation a conduit à l'arrestation de huit individus, dont une employée du parc, soupçonnés d'avoir mis en place un vaste réseau de fraude.
Selon des sources proches de l'affaire, ces personnes, âgées de 25 à 51 ans, font face à des accusations sérieuses d'«escroquerie» et de «aide à l'entrée ou au séjour irrégulier d'étrangers en France». Deux d'entre eux sont également en accusation pour avoir fourni de fausses identités, pouvant entraîner des erreurs dans leur casier judiciaire.
Les enquêteurs ont déterminé que le réseau était dirigé par un homme originaire d'Inde, en situation irrégulière, et un autre du Sénégal, pleinement régulier. Xavier Delrieu, à la tête de l'OLTIM, a déclaré qu'au moins trois méthodes de fraude avaient été identifiées à ce jour.
Des milliers d’euros de gains par jour
Les suspects avaient mis en place un système leur permettant d'acheter des billets à la sortie du parc pour les revendre à un prix supérieur. Ils exploitaient également une faille dans le système de billetterie, leur permettant de revendre des billets déjà utilisés jusqu'à 45 minutes après leur validation initiale. Une employée de Disneyland, âgée de 33 ans, est accusée d'avoir fourni des informations internes pour faciliter ces opérations, tout en profitant d'un système de tickets gratuits réservé aux employés.
Selon M. Delrieu, ces opérations frauduleuses, presque quotidiennes, auraient généré jusqu'à 1 000 euros de bénéfices par individu chaque jour. L'audience pour ce cas complexe est prévue pour juillet 2026.
Des cas similaires de fraude ont récemment été signalés dans d'autres institutions touristiques célèbres, telles que le musée du Louvre et le château de Versailles. En février, neuf individus avaient été inculpés dans le cadre d'une escroquerie évaluée à plus de dix millions d'euros au Louvre, déjà connu pour un vol d'une valeur de 88 millions en octobre 2025.







