La cour d'assises de Draguignan a prononcé ce lundi le huis clos pour le procès du chanteur marocain Saad Lamjarred, accusé de viol envers une barmaid en 2018 près de Saint-Tropez. Cette décision fait suite à une demande expresse de la victime, qui a souhaité garder les débats à l'abri des regards du public.
Saad Lamjarred, âgé de 41 ans, comparait donc dans un cadre protégé jusqu'à vendredi. L'artiste conteste les accusations portées contre lui, affirmant qu'il n'y a pas eu de rapport sexuel sans consentement.
Selon les faits exposés, le chanteur aurait rencontré la plaignante dans une discothèque à Saint-Tropez avant de la convier à son hôtel. Bien qu'il reconnaisse leur présence ensemble, il insiste sur le fait que les échanges étaient consensuels. Toutefois, la jeune femme décrit une expérience traumatisante, se disant paralysée par la peur durant l'incident.
Une offre troublante de 200.000 euros pour le silence
L'affaire a pris une tournure encore plus controversée lorsque des éléments de l'enquête ont révélé que la plaignante avait alerté une amie par SMS le soir de l'agression, demandant une aide immédiate. À son arrivée, cette amie a constaté que la jeune femme présentait des marques sur les lèvres et un air perdu. En parallèle, un appel reçu par la victime, alors que Lamjarred était en garde à vue, a révélé qu'un interlocuteur lui proposait 200.000 euros pour garder le silence sur les faits.
Ce procès s'inscrit dans un contexte plus large pour Saad Lamjarred, déjà condamné à six ans de prison par la cour d'assises de Paris en 2023 pour un viol survenu en 2016. Bien qu'il ait fait appel de cette décision, les accusations qui le pèsent soulèvent de vives inquiétudes dans l'opinion publique et au sein des médias, comme le souligne France 24.
Alors que l'affaire continue de se développer, les observateurs s'interrogent sur l'impact de ces révélations sur la carrière de l'artiste et les implications pour la justice en matière de violences sexuelles.







