Le parquet de Paris a annoncé dimanche que les signalements concernant les plateformes Chatiw et Motherless, soupçonnées d'infractions à caractère sexuel, sont actuellement examinés par la section spécialisée en cybercriminalité. Cette phase d'analyse précède souvent la décision d'engager une enquête formelle.
Lors d'une récente intervention à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, ministre déléguée à l'Égalité Femmes/Hommes, a dénoncé les contenus problématiques de Motherless, qui héberge des vidéos de femmes inconscientes, qualifiant ces pratiques de « commerce du viol ». Elle a publié sur X ([anciennement Twitter]) que « Motherless est hors ligne », évoquant également les « dizaines de milliers de vidéos de viols » présentes sur le site, affirmant que ce n'était pas du contenu adulte mais manifestement criminel. « La fermeture est une victoire. Mais elle ne doit pas être provisoire », a-t-elle ajouté.
Une enquête de CNN avait précédemment révélé l'existence de plusieurs plateformes facilitant des discussions autour de comportements criminels, et Motherless était au cœur de ces accusasions, comprenant plus de 20 000 vidéos classées dans une catégorie dédiée aux femmes droguées ou endormies, une situation alarmante que la communauté internationale commence à dénoncer avec force.
Plusieurs plateformes dans le viseur
Aurore Bergé n'est pas la seule à alerter sur la situation. Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a également saisi la justice concernant Chatiw, signalant des messages à caractère sexuel reçus instantanément par les utilisateurs dès leur arrivée sur le site. La ministre a affirmé au Monde qu'il était crucial de vérifier l'existence de mécanismes de protection contre les prédateurs sur ces plateformes.
Par ailleurs, Sarah El Haïry a attiré l'attention sur d'autres sites tels que Chaat.fr et legarçon.net, qui sont suspectés de mettre en lien des comportements pédocriminels, en l'absence de vérification d'âge. Le parquet de Paris a confirmé avoir débuté une analyse sur legarçon.net.
En Avril, Sarah El Haïry a également évoqué la résurgence du site Coco, qui avait été fermé pour avoir permis divers crimes sexuels, affirmant que le parquet a ouvert une enquête sur la réouverture du site.







