Les plateformes de chat Chatiw et Motherless font l'objet de signalements en cours d'examen par la section spécialisée en cybercriminalité du parquet de Paris. Ces investigations visent à établir si des infractions à caractère sexuel ont été commises. Une décision pour ouvrir une enquête pourrait suivre cette phase préliminaire, comme l'indique le parquet.
La ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes/hommes, Aurore Bergé, a évoqué des signalements concernant Motherless, un site dénoncé pour héberger des vidéos d'actes sexuels sur des femmes inconscientes. Elle a qualifié ce site de "commerce du viol de femmes" et a exprimé sa satisfaction quant à sa fermeture, tout en soulignant la nécessité d'une fermeture définitive.
En mars, CNN a révélé des plateformes en ligne où des individus s'échangent des conseils pour droguer et violer, y compris Motherless, qui contenait des vidéos de femmes endormies ou droguées. Cette situation préoccupe les autorités, qui intensifient leurs efforts pour combattre de telles pratiques.
Pédocriminalité et cybercriminalité
Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a également signalé des alertes reçues concernant Chatiw, où des messages explicites seraient envoyés aux utilisateurs dès leur connexion. Elle a souligné l'importance d'évaluer si des protections suffisantes sont en place pour empêcher la mise en danger des mineurs.
Les efforts pour endiguer la pédocriminalité en ligne témoignent d'une volonté politique forte. Fin avril, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête sur la réouverture du site coco, fermé en 2024 pour avoir facilité de nombreux crimes sexuels.
Les autorités continuent d'appeler à une vigilance accrue et à un encadrement législatif plus strict pour protéger les victimes potentielles et garantir la sécurité des enfants sur Internet.







