Invité de l'émission Dimanche en politique le 10 mai dernier, François Hollande a partagé ses inquiétudes concernant les chances de la gauche pour l'élection présidentielle à venir. Selon lui, le succès electoral n'est pas envisageable sans un élargissement significatif des soutiens.
Pour l'ancien président de la République, la gauche a besoin de résonner auprès d'une plus vaste audience. "La gauche pourra remporter la présidentielle de 2027 si elle apprend à se tourner vers d'autres électeurs", a-t-il déclaré. Une claire invitation à ne pas se limiter à son cercle habituel. À cette fin, il souligne l'importance de convaincre ceux qui ont précédemment voté pour Emmanuel Macron, ainsi que ceux du centre-droit qui se sentent délaissés par une partie de leur camp.
"Actuellement, la gauche représente environ 30% ou 35% de l'électorat, ce qui est insuffisant pour gagner une élection", a-t-il insisté. Ces propos font écho à des préoccupations partagées par d'autres politiciens, notamment en raison d'un paysage politique en constante mutation en France.
Des primaires à repenser ?
Sur la question d'une primaire de la gauche, François Hollande est catégorique : "Il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat au-delà du PS. C'est révolu". Ce refus d'une organisation traditionnelle des primaires met en lumière les fractures internes au sein de la gauche.
L’ancien chef d'État plaide plutôt pour un rassemblement au sein du Parti socialiste, incluant divers fronts, comme des personnalités telles que Bernard Cazeneuve et Raphaël Glucksmann, sans exclure des alliés écologistes. Pour lui, cela constituerait une force politique solide et crédible face aux défis à venir. "Je n’exclus pas une candidature personnelle, car je ne gênes personne", a-t-il ajouté, entre optimisme et pragmatisme.







