Ce dimanche, lors d’une interview sur France Inter, Dominique de Villepin, potentiel candidat à l'élection présidentielle, a déclaré avoir commis une « erreur » en acceptant deux statuettes de Napoléon lorsqu'il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004. Il a restitué ces objets, que Robert Bourgi, lobbyiste controversé, avait offerts en tant qu'intermédiaire.
« C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a affirmé Villepin, ajoutant qu'il n'existait alors aucune réglementation claire concernant de telles situations.
Les déboires de Robert Bourgi
Robert Bourgi a récemment révélé sur France 2 qu'il avait facilité l'envoi de ces statuettes, pour un montant total d'environ 125 000 euros, financés par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso. Cependant, Villepin a catégoriquement nié toute forme de contrepartie. « Aucune relation ne pouvait se nouer autour de ces objets », a-t-il déclaré.
„Ces révélations semblent opportunes, alors que Sarkozy traverse une tempête judiciaire liée à l’affaire libyenne. Il est évident qu'il y a une volonté de nuire”, a commenté Villepin.
Restitution et valeurs contestées
Les statuettes ont été officiellement remises au ministère des Affaires étrangères. Même si Bourgi affirmait leur valeur d’achat à 75 000 et 50 000 euros respectivement, l’entourage de Villepin soutient qu’elles ne valaient que quatre à cinq fois moins que les montants déclarés.







