Dans cette étude publiée le 9 mai, il est souligné que 70% de la population interrogée considère le leader de La France Insoumise (LFI) comme un obstacle à la victoire de la gauche. Plus précisément, parmi les sympathisants de gauche, 55% voient Mélenchon comme une faiblesse, tandis que 39% le perçoivent comme un atout.
Un comportement controversé soulevé par l'opinion publique
Le classement des réponses indique que 64% des sondés mettent en cause son agressivité, et 60% estiment que ses déclarations polémiques portent préjudice. La récente ironie de Mélenchon sur la prononciation de noms à consonance juive a suscité une vague d'indignation et soulevé des accusations d'antisémitisme, ce qui pourrait entraver son électorat potentiel. Pour Brice Teinturier, directeur d'Ipsos, il déclare : "Les soupçons d'antisémitisme sont un élément majeur qui, bien qu'il ait pu renforcer son socle, empêchent l'élargissement dans un contexte de déscalade dans le reste de la gauche."
À 75 ans l'année prochaine, son âge n'inquiète que 19% des Français, qui ne le voient pas comme un handicap, notamment en raison de son expérience jugée comme un atout par 41% des participants. 45% d'entre eux louent encore ses capacités oratoires.
Les concurrents en tête
À l'inverse, le sondage dévoile que Jordan Bardella et Marine Le Pen dominent toujours les intentions de vote avec 34% et 33% respectivement, tandis qu'Édouard Philippe se place à 22%. À gauche, François Hollande connaît une légère progression à 18%.
Le climat actuel accordé à l'exécutif est mitigé, puisque 75% des sondés portent un jugement négatif sur Emmanuel Macron et 59% sur son Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Ce sondage a été mené du 5 au 6 mai auprès d'un panel de 1 000 personnes, représentant la population française âgée de 18 ans et plus.







