L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé six cas d’hantavirus parmi huit cas suspects à bord du MV Hondius. Au large de Tenerife, le navire de croisière approchera du port ce dimanche matin pour procéder à l'évacuation de ses passagers et membres d'équipage.
Les autorités sanitaires ont signalé trois décès liés à ce virus, qui reste rare et sans traitement spécifique. Bien que l'OMS ait tenté de rassurer en affirmant que la situation n'est pas comparable à celle du Covid-19, l'inquiétude reste palpable. D’après leur communiqué, le hantavirus peut entraîner des complications respiratoires graves, suscitant des craintes parmi les passagers et leurs familles.
La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a précisé que le MV Hondius doit atteindre le port entre 4 et 6 heures (heures locales) et que l'évacuation des personnes à bord débutera peu après. Les autorités mettent en place un dispositif pour s'assurer qu'aucun contact ne se fasse entre les évacués et la population locale, en instaurant une zone d'exclusion temporaire autour du navire.
Surveillance sanitaire de 42 jours
Tous les passagers, malgré l'absence de symptômes, seront placés sous surveillance pendant 42 jours, selon Maria Van Kerkhove, directrice à l'OMS. Cela vise à prévenir toute propagation du virus. À Madrid, les autorités ont confirmé que des vols de rapatriement sont prévus vers plusieurs pays, y compris la France, et que le gouvernement a déjà mobilisé un avion de la Défense pour les ressortissants espagnols.
Pour faire un point sur la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit se réunir avec plusieurs ministres à Matignon. Selon les annonces, les cinq passagers français à bord devraient être rapatriés sous 24 à 48 heures suivant l'arrivée du navire. Ces mesures ont été prises pour garantir la sécurité de tous et minimiser les risques de contamination, dans un contexte où la vigilance est nécessaire pour éviter une crise sanitaire.







