Après une année de tentatives infructueuses pour se marier, un couple de Chessy, confronté à l’opposition du maire à cause d'une OQTF, a finalement célébré son union.
L’histoire remonte à mai de l’année dernière, lorsqu’une Finlandaise et un Algérien, amoureux, décident d’unir leurs destins. Cependant, l’homme est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), entraînant le refus du maire, Olivier Bourjot, et de ses adjoints de célébrer leur mariage, comme l'indique franceinfo.
Un vrai bras de fer s’engage entre les autorités locales et les structures judiciaires. À la suite d'une enquête, une décision de "non-opposition" au mariage est rendue par le procureur le 7 juillet, soulignant l'absence d'intention frauduleuse chez le couple. Face à ces éléments, Olivier Bourjot persiste dans son refus.
"Personne n'a changé d'avis, mais la loi s’est appliquée"
Le 10 décembre, la mairie reçoit une ordonnance judiciaire imposant la célébration du mariage, le tribunal notant que l'OQTF n'est plus valide. Le maire, malgré cela, refuse d'obtempérer et annonce sa démission avec ses adjoints, affirmant que cela le contraint à célébrer une union qu’il juge illégitime. La préfecture répond en rejetant sa démission pour éviter une crise municipale, selon orange actu.
À mi-janvier, l’avocate du couple s’adresse au tribunal pour exiger la publication des bans. Des sanctions financières sont envisagées, et quelques jours plus tard, le tribunal impose une astreinte de 500 euros par jour si les bans ne sont pas publiés. Le 26 février, ceux-ci sont enfin affichés.
Le mariage est célébré dans la discrétion le 11 avril. C’est Cyril Marsaud, le nouveau maire, qui a officié la cérémonie, bien qu’il ait exprimé sa désapprobation. "Personne n’a changé d’avis. Pour nous, ce mariage est insincère. Mais la loi s’est appliquée", a-t-il déclaré à Le Parisien.
Cet épisode met en lumière les tensions entre les lois de l’immigration et les droits individuels, avec des implications pour les couples vivant des situations similaires. Pendant ce temps, des experts appellent à une réforme des procédures administratives pour éviter de telles situations à l'avenir.







