Lors d'un duplex depuis Téhéran, Siavosh Ghazi, correspondant de RFI et France 24, a vivement contesté les données économiques avancées par Sergueï Jirnov, expert sur BFMTV, lors d’une émission spéciale consacrée à la crise en Iran.
« Je souhaite poser des questions sur des affirmations qui sont diffusées à l'antenne », a déclaré Ghazi, particulièrement sollicité par les médias depuis le début du conflit le 28 février. Il a questionné la véracité de certains chiffres, notamment ceux déclarant qu'environ 40 % des Iraniens seraient au chômage et que la dette du pays atteindrait les 200 milliards de dollars. « Quelles sont les sources de ces informations ? » a-t-il interrogé, dénonçant des affirmations jugées « inacceptable ».
Jirnov nie avoir cité ces chiffres
Face aux accusations, Sergueï Jirnov a réagi en affirmant qu’il suffisait de consulter les données statistiques disponibles, notamment sur l’évolution du rial, la monnaie iranienne. Une réponse qui n'a pas satisfait le journaliste : « Donnez vos sources, ne lancez pas des accusations sans fondement », a-t-il rétorqué.
Lors de l'émission, au cours d’un échange avec Paola Puerari, Ghazi a critiqué un autre intervenant qui plaisantait sur la robustesse de l’économie iranienne. « Vous pouvez rire depuis votre salon à Paris, mais la réalité est bien différente », a-t-il souligné, notant l'existence d'une inflation croissante en Iran tandis que d'autres chiffres avancés à l’antenne manquaient de fondement.
Aujourd'hui, cela illustre les tensions croissantes autour de la narration médiatique sur l'Iran, où la désinformation peut miner la compréhension des enjeux réels. Comme l’a souligné un expert en communication, « la responsabilité des journalistes est de donner les faits, surtout en période de crise ».







