Entre 2020 et 2022, les gérants et un employé d'une école d'aviation d'Aix-en-Provence, Sky Explorer, ont été accusés d'avoir transporté le chanteur Christophe Maé à plusieurs reprises pour ses concerts, sans détenir le certificat aérien requis. Ils ont été présentés devant le tribunal correctionnel d'Aix, un acte qui soulève de nombreuses interrogations sur la régulation du transport aérien.
Devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, Romain S., gérant de Sky Explorer, a défendu sa passion pour l'aviation. "Nous sommes avant tout trois passionnés de l'aéro !" a-t-il déclaré. L'école, située à l’aérodrome des Milles, offre divers cursus, dont une formation pour devenir pilote de ligne, axée sur "faire du ciel son métier".
Cependant, ce sont des irrégularités qui ont conduit l'entreprise devant la justice. En effet, l'école a mené plusieurs activités de transport aérien public, en violation des règles de sécurité, comme l'indique le gouvernement français. Ces services, même s'ils étaient rémunérés par la société de production de Maé, Décibels, n'étaient pas conformes aux exigences légales, ce qui a entraîné ce procès.
Les acteurs impliqués reconnaissent les faits
Les investigations ont confirmé plusieurs trajets, y compris vers Limoges, Carpentras, et même la Corse, permettant à l'artiste de se déplacer pour ses concerts. "Je savais que c'était borderline, mais je ne pensais pas que c'était illégal", a avoué Romain S. lors des audiences. Ce témoignage démontre une certaine méconnaissance des lois en vigueur, soulevant des préoccupations sur le respect des réglementations de sécurité aérienne.
Cette affaire a suscité des réactions dans le monde de l'aviation, avec des experts appelant à renforcer le contrôle des écoles d'aviation pour assurer le respect des normes réglementaires et garantir ainsi la sécurité des passagers. Les résultats de ce procès pourraient avoir des conséquences sur l'image de Sky Explorer et sur d'autres établissements du secteur.







