Après quatre jours de festivités intense au Teknival, organisé sur un terrain militaire près de Bourges, les derniers participants quittent le site. Selon les autorités, environ 5 000 personnes étaient encore présentes lundi à 16 heures. Alors que les sons de fête s'estompent, les maires des communes environnantes s'inquiètent des dommages causés aux terres agricoles.
Sébastien Péras, maire d'Ourouer-les-Bourdelins, décrit : « Les festivaliers ont traversé des champs avec des véhicules, et des clôtures ont été endommagées. » Néanmoins, il tempère ses propos en affirmant qu’aucune dégradation majeure n’a été signalée. Son homologue de Bengy-sur-Craon, Denis Durand, partage cette inquiétude et rapporte que des déchets ont été laissés sur place, incluant de nombreuses canettes éparpillées.
Un dispositif de sécurité renforcé
Malgré l'ambiance festive, la sécurité était primordiale. 19 points de contrôle ont été mis en place, totalisant plus de 19 000 vérifications selon la préfecture. Les forces de l'ordre ont enregistré 3 578 contraventions et neuf interpellations pour diverses infractions.
« On a quitté la fête à 06h00, et il n'y avait aucune issue libre sans risquer une amende », témoigne un participant. En effet, les frais associés à cette expérience peuvent atteindre jusqu'à 750 euros. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a mis en garde contre de possibles verbalisation pour tous ceux qui ont pénétré sur ce terrain militaire.
Les festivaliers ont souffert d'un temps maussade, avec un sol boueux, mais ont entrepris un nettoyage collectif à l’issue de l’événement. Un participant a expliqué : « C'est un principe de chaque free party, nous voulons laisser le terrain propre. » Pour certains, cette expérience a aussi engendré un traumatisme au sein de la communauté, entre nuisances sonores et difficultés de circulation.
Risques militaires
Il est important de noter que la préfecture avait alerté sur des risques potentiels liés à des munitions non explosées dans le secteur. Au cours du week-end, deux obus ont été découverts à proximité, nécessitant l’intervention des déminages. La situation rappelle l'importance de la sécurité lors de tels rassemblements et l’alerte des autorités sur ce terrain souvent jugé dangereux.







