La publication du rapport controversé de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public a suscité de vives réactions. Présenté mardi, ce rapport, qui émane d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, semble préparer le terrain pour une privatisation que soutiennent des figures de la droite, dont Jordan Bardella du Rassemblement national (RN), qui a promis de s'attaquer à ce sujet en cas d'accession au pouvoir.
"On trouverait acheteur assez rapidement", a affirmé mardi 5 mai sur Franceinfo Laure Lavalette, députée RN du Var. L’écho de ses propos souligne la volonté du RN de redéfinir l'avenir de l'audiovisuel public, malgré la position du rapporteur qui, selon plusieurs médias, n'encourage pas cette direction. Charles Alloncle a déclaré qu'il ne plaidait pas pour une privatisation, ajoutant des nuances à un débat déjà polarisé pour l'avenir des médias publics.
Le discours autour de cette privatisation a été renforcé par le souhait exprimé par les membres de la commission d’enquête d’affaiblir le poids de l’État dans le secteur de l'audiovisuel. Sébastien Lecornu, un autre acteur politique, a même qualifié ce rapport d'« occasion manquée », insistant sur le fait qu'il ne va pas à l’encontre des enjeux fondamentaux de l’audiovisuel public. Franceinfo rapporte également que la présidente de France Télévisions a dénoncé les implications potentiellement néfastes pour le service public.
Cet engouement pour une privatisation d’un secteur aussi sensible soulève des inquiétudes parmi les experts en médias. Jean-Marc Manach, analyste des médias, a déclaré : « La privatisation pourrait dénaturer le service public et diminuer la diversité médiatique ». Les débats autour de la question s'intensifient, alors que de plus en plus d'acteurs s'interrogent sur l'avenir de l'audiovisuel public en France.







