Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, Nadège Abomangoli et Bally Bagayoko, membres du mouvement La France insoumise, ont déposé plainte à Paris suite à des actes de racisme. Ils font notamment référence à un courrier reçu à l'Assemblée nationale qui détourne des illustrations de la bande dessinée Tintin au Congo. Ce courrier, reçu le 26 mars 2026, s’adresse directement au groupe parlementaire et comprend des inscriptions dégradantes et racistes à leur encontre.
Dans le même temps, trois des élus ont également porté plainte à Tarbes après la découverte, à Bagnères-de-Bigorre, d'un tag injurieux évoquant une supposée "remigration". Me Chirinne Ardakani, leur avocate, a qualifié ces actes d'"animalisation et de déshumanisation", témoignant d'un climat de haine raciste grandissant à l'approche des élections municipales.
Me Ardakani souligne que ce type de discours s'inscrit dans une logique de déni d'appartenance à la nation et constitue un danger pour la société. Lors des rassemblements contre le racisme, notamment à Saint-Denis, ces élus ont pu constater la mobilisation d'un grand nombre de citoyens sensibles à ces problématiques. En effet, ces incidents soulignent les tensions raciales problématiques qui persistent en France, aggravées par des périodes électorales.
La mairie de Bagnères-de-Bigorre a également pris des mesures en portant plainte pour ces tags. Ce climat de tension souligne l'importance de la vigilance permanente contre toutes les formes de racisme, comme l'indiquent plusieurs experts en sciences sociales. Des manifestations récentes à travers le pays montrent que la lutte contre la discrimination reste une priorité pour de nombreux citoyens et acteurs de la société civile.







