La situation de Kercado, l'un des quartiers populaires de Vannes, dans le Morbihan, témoigne d'une dynamique commerciale en déclin. La récente fermeture d'une boulangerie et d'une pharmacie a profondément affecté le quotidien des habitants, ravivant les craintes d'un affaiblissement du tissu commercial local. À la suite d'une rénovation qui avait coûté 4,5 millions d'euros en 2019, les espoirs d'une revitalisation se sont évaporés, laissant place à une désolation palpable.
En cet après-midi pluvieux, le parvis de la place est presque désert. Pour eux, un groupe d'hommes fait le tour des quelques échoppes restantes, comme un kebab, un tabac-presse et un bar PMU. Moi, je n’y vais pas...
déclare l'un d'eux, reflétant le sentiment croissant de désillusion. L'absence de diversité dans l'offre commerciale contribue à un désintérêt croissant, en particulier parmi les jeunes et les familles.
La qualité des services de santé est également pointée du doigt. Les professionnels de la santé et les habitants s'accordent à dire que l'offre est insuffisante. Jean-Pierre Leclef, expert en urbanisme, souligne : Sans un revamp de l'offre commerciale et des services, Kercado risque de devenir un no man's land.
Avec l'échéance des élections municipales de 2026 qui se profile, la question de l'avenir de ce quartier devient cruciale. La municipalité devra agir rapidement pour éviter l'anéantissement d'un cœur de vie local.







