Le secteur automobile européen est dans l'incertitude suite au retard annoncé des mesures de "préférence européenne" par le cabinet du commissaire européen Stéphane Séjourné. Initialement prévues pour la fin de janvier, ces mesures visent à soutenir la production locale et à renforcer la compétitivité des industries face à la concurrence mondiale. Pourtant, elles seront présentées à une date ultérieure encore non précisée.
Les règles, intégrées dans le projet de loi "d'accélération industrielle", ont déjà vu leur présentation reportée plusieurs fois, créant une agitation au sein des entreprises concernées. "Cette inconstance rend notre situation encore plus compliquée", a déclaré un porte-parole de l’Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), soulignant le besoin urgent de clarté pour les investissements à venir.
Des experts, comme Jean-Marc Tanguy, économiste au sein d'Eurogroup Consulting, estiment que ce reporter laisse l'industrie automobile à la traîne par rapport à des concurrents extérieurs. Il affirme que "sans une législation claire sur la préférence européenne, les constructeurs risquent de perdre des parts de marché face à des producteurs en dehors de l'Europe qui bénéficient de régulations moins strictes". Des équipementiers comme Valeo et Faurecia se sont également inquiétés de l'impact que cela pourrait avoir sur la chaîne d'approvisionnement.
Cette situation a incité des acteurs du secteur à rappeler l'importance d'un soutien gouvernemental rapide et efficace. "Nous avons besoin de mesures claires pour encourager le 'made in Europe' et garantir la durabilité de nos emplois", a plaidé un dirigeant d'une grande entreprise automobile française.
Alors que le débat se poursuit, les responsables européens sont appelés à agir rapidement pour stabiliser ce secteur clé dans l’économie européenne.







