Depuis la pandémie de Covid-19, Nature & Découvertes se retrouve confronté à une concurrence de plus en plus féroce, notamment de la part de marques asiatiques. Malgré un plan de rationalisation initié il y a six ans, visant à réduire les coûts de production et à optimiser le réseau de magasins, la situation reste précaire. Une source évoque la nécessité d'une transition, notant que le groupe a dû faire face à une dégradation continue de son parc de magasins.
Actuellement, un nouveau plan stratégique est en cours pour redonner vie à l'enseigne. Les objectifs affichés incluent des recettes dépassant les 170 millions d'euros d'ici 2026, impliquant une augmentation de 4% des chiffres d'affaires. Cependant, les pertes devraient continuer à se réduire, passant de 21 millions d'euros en 2024 à 12 millions en 2026. La direction, interrogée, n'a pas encore répondu aux requêtes de commentaires.
Les magasins au cœur de la stratégie
En dépit de la fermeture prévue de quatre magasins en 2026, la direction souhaite prioriser l'expérience en boutique. Les ventes physiques doivent croître de 4%, soutenues par une sélection de produits saisonniers. Par exemple, le Black Friday de l’année dernière aurait rapporté 1,6 million d'euros. En 2026, la stratégie prévoit de réduire le nombre de produits de 10% pour mettre l'accent sur la marque Nature & Découvertes. Les magasins vont également organiser de nouveaux événements pour attirer une clientèle plus nombreuse.
Les employés de l'enseigne, au nombre de 835, sont dans une position délicate, étant donné la réduction des effectifs déjà amorcée. Avec un objectif de réduction de 100 salariés d'ici 2025, la situation suscite des inquiétudes. "De nombreux départs sont déjà en cours", a averti une source proche de l'entreprise.
Diversifier les revenus
En outre, Nature & Découvertes ambitionne une hausse de 8% des ventes en ligne, grâce à des offres exclusives, tout en explorant de nouveaux partenariats BtoB. La marque collabore ainsi avec des entreprises comme le fournisseur d'énergie Octopus et la plateforme de musique Deezer. Cela devrait contribuer à redorer son image, surtout après avoir perdu 3,5 millions d'euros l'année dernière, et potentiellement attirer un repreneur, dans le sillage d'une mise en vente par Fnac Darty et son principal actionnaire, Daniel Kretinsky.







