Bilan de deux ans de Bloctel
Depuis l'instauration de la liste d'opposition Bloctel il y a deux ans, force est de constater que la promesse d'une diminution significative des appels de démarchage téléphonique est loin d'être tenue. Bien que 3,7 millions de citoyens et 700 entreprises aient rejoint cette initiative, les résultats laissent à désirer. Une majorité des Français, notamment 94 % des 50-64 ans, estime que ces sollicitations sont trop fréquentes, engendrant agacement et frustration.
Une législation mise à mal
Pour tenter de remédier à cette situation, le député Pierre Cordier a soumis une proposition de loi visant à renforcer le cadre législatif contre le démarchage téléphonique. Malheureusement, le texte a été considérablement affaibli lors de sa discussion à l'Assemblée nationale. S'indignant de cette décision, M. Cordier a mis en lumière l'absence de certaines mesures cruciales, telles que l’opt-in, qui nécessiterait l’accord explicite des destinataires avant tout démarchage. À l'étranger, de nombreux pays européens ont déjà adopté ce principe, laissant la France en retard sur cette question.
Démarchage : des changements minimes
Malgré un soutien politique initial, seules quelques mesures ont été retenues de la proposition originale, notamment l'obligation pour les démarcheurs de se présenter clairement. Parmi les autres réactions notables, un numéro indicatif spécifique pour identifier les appels et des sanctions plus sévères pour les contrevenants ont été écartés. Face à cette situation, les consommateurs doivent continuer de naviguer dans un paysage où le démarchage téléphonique reste prévalent. Si vous êtes inscrit sur Bloctel et continuez à recevoir des appels indésirables, il est conseillé de porter réclamation. Quant aux SMS commerciaux, ils ne relèvent pas de Bloctel, mais peuvent être signalés au 33700.







