Le tribunal a tranché. Tariq Ramadan, figure controversée de l'islamologie, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour viols sur trois femmes, en réponse aux réquisitions du parquet. La cour criminelle de Paris a jugé par défaut, après que l’islamologue se soit absenté de l’audience initiale pour des raisons de santé, comme l’ont souligné ses avocats, affirmant qu'il avait été hospitalisé en Suisse pour une poussée de sclérose en plaques. Cependant, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre, confirmant la gravité des accusations portées à son encontre.
Un procès à huis clos et des tensions juridiques
Le procès de Tariq Ramadan a débuté le 2 mars 2026, mais son absence a soulevé des questions sur l'équité judiciaire. La présidente de la cour, Corinne Goetzmann, avait ordonné une expertise médicale qui a cependant conclu que l’islamologue pouvait comparaître. Cette décision a provoqué une controverse parmi ses avocats, qui ont quitté la salle, dénonçant ce qu'ils qualifiaient de « parodie de justice ». Dans cette affaire, les experts avaient évalué l’état de santé de Ramadan et confirmé une « stabilité » de sa sclérose, sans signes de poussée récente. Cela a permis à la cour de continuer le procès, malgré les objections de la défense.
Les victimes, qui ont courageusement dénoncé leurs agresseurs, témoignent de la difficulté de faire entendre leurs voix dans des affaires aussi médiatisées. Ce verdict est perçu par certains observateurs comme un tournant dans la lutte contre la violence sexuelle. Selon un expert en droit pénal interrogé par France Info, cette décision pourrait envoyer un message fort aux victimes, leur encourageant à se manifester.
Le procès de Tariq Ramadan n’heureusement pas seulement un cas isolé. Ce thème de la violence à l'égard des femmes et de l'absence de justice pour les victimes est un sujet largement discuté dans les médias français. Le Monde a rapporté que des groupes de soutien pour les victimes voient en ce verdict un espoir de changement, symbolisant la possibilité pour les femmes de faire entendre leurs voix sans crainte de représailles.







