L’islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné par défaut, mercredi 25 mars, à une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris. Ce jugement a été rendu à huis clos et concerne plusieurs viols commis sur trois femmes.
Reconnu coupable de viols et de crimes sur des personnes vulnérables, la cour a imposé à Ramadan une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans. Cela inclut des interdictions strictes concernant toute interaction avec les victimes et la diffusion d'œuvres ayant trait à ces infractions.
Ce procès intervenait après d'autres condamnations notables de l'islamologue, notamment en Suisse. Selon des informations relayées par Le Monde, il était jugé pour plusieurs incidents datant de 2009 à 2016. Parmi les plaignantes, Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante laïque, avait été à l’origine de l'affaire en 2017 lorsqu'elle a dénoncé les agressions subies.
Des experts comme le sociologue spécialisé en droits humains, Jacques Dufour, soulignent les implications de ce verdict sur le discours public autour des violences faites aux femmes. Dufour note que cette décision pourrait inciter d'autres victimes à se manifester, en créant un précédent significatif dans le traitement judiciaire des crimes sexuels.
Ce verdict retentissant souligne la montée des préoccupations autour des abus au sein de certaines institutions et les défis conviviaux auxquels sont confrontées les victimes dans la quête de justice.







