Incarcéré à Rikers Island, Harvey Weinstein, ancien producteur emblématique d'Hollywood, a partagé avec le Hollywood Reporter son ressenti sur ses conditions de détention qu'il qualifie d'« enfer ». Accusé par plus de 80 femmes de harcèlement et d'agression sexuelle, Weinstein maintient son innocence évidente.
Toujours dans son interview, il dépeint une vie isolée, avec pour seule compagnie les gardiens de prison. Son quotidien est marqué par des craintes constantes et une santé dégradée, nécessitant l'utilisation d'une chaise roulante à ses 73 ans.
« Il est trop dangereux pour moi d’être en présence d’autres personnes », déclare-t-il, soulignant son anxiété face à d'éventuelles hostilités. Il évoque même un incident où un détenu lui a asséné « un violent coup de poing au visage ».
Weinstein, crucial dans de nombreux succès du cinéma comme Shakespeare in Love et Pulp Fiction, a vu sa carrière détruite par des allégations de comportements inappropriés qui ont fait l'objet d'enquêtes du New York Times et du New Yorker en 2017. Ces révélations ont fortement contribué à l'émergence du mouvement #MeToo.
Au fil des mois, plusieurs verdicts ont été prononcés à son encontre, l'ayant conduit à purger des peines cumulées de 39 ans de prison. Malgré cela, il continue de contester les accusations et assure que tout était consensuel. « Je serai innocenté. Je vous le promets », affirme-t-il, en attendant son procès prochain en avril pour l'agression de l'aspirante actrice Jessica Mann.
Ce témoignage soulève des questionnements sur la perception des condamnations et la place des victimes dans le débat public, un sujet que de nombreux experts, comme le sociologue Pierre-Louis Dufour, estiment essentiel à aborder dans la société actuelle.







