« Vous nous obligez à sortir les armures. » C’est le message fort de l’artiste Luz, qui a récemment modifié le buste de Dalida situé dans le quartier emblématique de Montmartre. Pour commémorer la Journée internationale des droits des femmes, elle a ajouté un corset à cette statue en bronze, attirant l’attention sur des questions cruciales relatives aux violences sexuelles.
La plasticienne a diffusé sa démarche sur Instagram, où elle montre comment cette transformation vise à protéger le buste et signaler les abus subis par les femmes. En effet, la statue de Dalida, devenue un symbole de chance pour les passants, a vu sa poitrine usée par des gestes répétitifs de ceux qui frottaient leurs mains sur elle, comme l'indique HuffPost.
Un geste contre toutes les femmes
« Ce n’est pas qu’une statue qui est touchée, ce sont toutes les femmes humiliées », a affirmé Luz, soulignant la banalisation des comportements agressifs à l’égard des femmes. Les passants, souvent enjoués, considèrent l’œuvre comme un objet de consommation, accédant à une intimité illégitime avec le corps de la statue.
L’artiste a voulu que, par le biais de ses miroirs fixés à l’armure, ceux qui s’en approchent soient confrontés à leur propre reflet. « Ce corset représente l’armure invisible de toutes les femmes qui se battent pour leur dignité », a précisé Luz, soulignant l'importance de cette protection symbolique.
Cette installation, en plus de susciter réflexions et débats sur le rapport au corps féminin, semble fonctionner comme un miroir critique de nos comportements sociétaux. Dans un monde où les attaques contre les femmes sont fréquentes, l’art joue un rôle essentiel en élevant la voix des victimes et en invitant à la réflexion.







