La diététicienne-nutritionniste Nathalie Negro nous parle de deux poissons remarquables pour notre santé, qui pourraient presque éclipser tous les autres.
Lorsqu'il s'agit de réintroduire des aliments sains dans notre quotidien, le poisson est incontournable. Les recommandations des autorités sanitaires, telles que l'Assurance Maladie, préconisent de consommer du poisson au moins deux fois par semaine, en alternant entre poissons maigres et poissons gras.
Cependant, intégrer le poisson dans son alimentation peut s'avérer compliqué. Que ce soit à cause des prix souvent élevés, des craintes liées aux métaux lourds, ou encore de la réputation que le poisson a d'être difficile à préparer. Pour éclaircir ces doutes, Nathalie Negro, diététicienne-nutritionniste, nous guide !
les poissons maigres, champions des protéines
Au sein de l'immense variété de poissons, on retrouve deux grandes catégories. La première est celle des poissons blancs, également appelés poissons maigres, en raison de leur faible teneur en matières grasses, comme le cabillaud, la sole, le merlan ou l'églefin.
Ces poissons sont particulièrement intéressants grâce à leur richesse en protéines - environ 20 grammes pour 100g. Ces protéines de haute qualité apportent tous les acides aminés essentiels que notre corps ne peut pas produire par lui-même.
De plus, les poissons maigres sont faciles à intégrer dans l'alimentation de tous, étant donné que leur chair est tendre, et leur faible teneur en matières grasses les rend très digestes.
le choix incontournable : le merlu
Selon Nathalie Negro, si vous devez choisir un seul poisson blanc, le filet de merlu est le meilleur choix. Facile à trouver en supermarché et moins cher que le cabillaud, il peut être préparé de diverses manières : en papillote, en brandade, à la poêle ou au barbecue avec un filet d'huile d'olive.
L'été, le filet de merlu est délicieux avec des légumes poêlés. Une marinade à base de jus de citron, huile d'olive et herbes de Provence avant cuisson à la poêle est excellente. Moins calorique et riche en protéines, le merlu contient également de l'iode et du phosphore, essentiels pour le bon fonctionnement de divers processus corporels. Son goût subtil le rend parfait même pour ceux qui ne sont pas fans de poisson.
les poissons gras pour un apport en oméga-3
La seconde catégorie regroupe les poissons gras, comme le saumon, la sardine, le maquereau et le hareng. Ces poissons sont les rares à fournir des acides gras oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA).
Ces oméga-3 sont cruciaux pour notre santé, jouant un rôle anti-inflammatoire et aidant à fluidifier le sang ainsi qu'à améliorer la transmission des signaux nerveux dans le cerveau. En moyenne, 100g de saumon, sardine ou maquereau contiennent 3g d'EPA et DHA, alors que nos besoins journaliers se limitent à 250mg chacun.
Nathalie Negro précise que d'autres poissons gras, comme le rouget ou le flétan, sont moins riches en oméga-3. Si vous hésitez dans le choix de votre poisson gras, optez pour les sardines en boîte, un poisson abordable qui reste riche en oméga-3. Le risque d'absorption de métaux lourds y est faible, car la sardine, bien que sauvage, n’accumule pas ces substances nuisibles.
L'été, les sardines peuvent être dégustées froides, en salade avec tomates cerises et feta, en quiche, ou en rillettes. Néanmoins, faites attention : optez pour des sardines « au naturel » au lieu de celles à l'huile, nettement moins bénéfiques.
Remerciements à Nathalie Negro, diététicienne-nutritionniste et responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.







