Depuis près de trois ans, des habitants de la place Anatole-France à Saint-Étienne n'en peuvent plus des crissements des rames de tram. Excédés par cette situation inconfortable, ils ont décidé de se rassembler au sein d'un collectif qui compte déjà une centaine de membres.
"Ce crissement est insupportable, il nous empoisonne la vie !" déplorent ces habitants, un sentiment que partage Le Progrès.
Malgré leurs efforts, comme le remplacement de fenêtres et l'isolation des murs, le bruit persiste dès 4 heures du matin et ne cesse tout au long de la journée. Face à cette nuisance, les habitants se sont récemment réunis pour créer un collectif, apposant des affiches sur la ligne T1 avec des messages appelant à "stop aux bruits du tram".
Entre consensus et possible solution
La Stas, l'organisme responsable des transports urbains dans la métropole, souhaite rassurer les riverains en affirmant qu'elles prennent des mesures pour atténuer ces nuisances sonores. Des travaux ont été effectués pour réduire le bruit causé par le frottement des roues sur les rails. Cependant, ces efforts sont jugés insuffisants par les riverains, qui proposent une meilleure lubrification des rails comme solution viable.
Les experts en urbanisme soulignent également que l'impact du bruit sur la santé est un problème de santé publique, renforçant ainsi la légitimité des préoccupations des habitants. En quête de solutions durables, les riverains espèrent que leur mouvement fera entendre leur voix et amplifiera les actions de la Stas pour un cadre de vie plus serein.







