Les efforts des bénévoles pour retrouver Madoua, un garçon autiste de quatre ans disparu le 25 février à Neuilly-Plaisance, ont pris fin le 6 mars. Le parquet de Bobigny a confirmé qu'une analyse d'images de vidéosurveillance révélait la présence du corps d'un enfant dans la Marne.
Cette suspension intervient après que le procureur Eric Mathais ait indiqué que les images ont subi des améliorations techniques pour faciliter les investigations. Selon ses déclarations, ces séquences vidéo ne montrent pas Madoua entrant dans l'eau, mais on aperçoit un corps d'un « enfant vêtu de bleu qui pourrait correspondre à Madoua ». Le ministère public a précisé que « les recherches nautiques se poursuivent avec détermination ».
Une armée de bénévoles mobilisée
Le 25 février, l’enfant jouait à un parc près de la Marne avant d’échapper à la vigilance de sa famille. Selon un appel à témoins émis par la préfecture de police, Madoua, souffrant d’un trouble autistique et ne s’exprimant pas, aurait disparu en courant vers le Perreux-sur-Marne, provoquant un élan de solidarité dans la communauté locale, où de nombreux habitants se sont joints aux recherches.
Le parquet de Bobigny a rapidement lancé une enquête pour disparition inquiétante et a ensuite transféré l'affaire à la brigade de protection des mineurs.
Dans son communiqué, le procureur a rappelé l'effort remarquable de « centaines de policiers et militaires » mobilisés sur une zone de recherche de 34 kilomètres, utilisant des chiens, des plongeurs, des drones et des hélicoptères.
La famille a été informée de la découverte par la brigade de protection des mineurs, accompagnée d’une psychologue pour les soutenir dans cette épreuve. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le comité de bénévoles avait annoncé que les vidéosurveillance indiquaient que « Madoua était tombé dans l’eau ».
Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille, a critiqué la « saisine tardive de la brigade de protection des mineurs », affirmant qu'elle a retardé l'analyse des vidéos critiques, intensifiant ainsi l’angoisse des proches et exposant de nombreux volontaires à une recherche sans espoir.







