Mardi, 89 migrants ont été secourus au large des côtes du Pas-de-Calais, alors qu'ils tentaient de traverser pour rejoindre l'Angleterre. Parmi eux, trois personnes ont dû être transportées d’urgence vers le centre hospitalier de Calais, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar).
Avec l'amélioration des conditions météorologiques, l'AFP a observé que de nouveaux départs clandestins se sont multipliés mercredi matin, indiquant un retour à la normale pour les tentatives de traversée après une longue période de mauvais temps.
Les équipes de secours françaises ont déjà été mobilisées pour plusieurs opérations distinctes au sein de cette zone, soulignant l’ampleur du phénomène. Comme l’indique la Prémar, bien que le risque soit élevé, de nombreux migrants continuent de prendre le risque de quitter le littoral français pour atteindre la côte britannique.
Parmi les 89 migrants secourus, les conditions de santé des trois blessés n'ont pas été détaillées. La Prémar met en avant le comportement des migrants, qui, malgré la dangerosité de ces traversées, refusent souvent l'assistance des secours jusqu'à se retrouver dans des situations critiques.
La préfecture rappelle également que chaque embarcation surchargée joue avec le feu. "Nous n'imposons pas l'embarquement sur les bateaux de sauvetage pour préserver leur sécurité", a ajouté un fonctionnaire.
Mercredi matin, au moins une autre embarcation surchargée a pris le large dans des conditions défavorables. Les passagers, embarqués dans un scenario chaotique et dans le brouillard, ont laissé derrière eux quelques malchanceux, ainsi que des effets personnels abandonnés.
Du côté britannique, le ministère de l'Intérieur a fait état de 204 migrants ayant réussi à atteindre le Royaume-Uni par mer mardi, avec des chiffres qui s'emballent : 41.472 personnes auraient ainsi traversé la Manche depuis le début de l'année, un record depuis 2022.
La tragédie continue d'accompagner ces traversées, avec au moins 29 migrants ayant perdu la vie en mer l'année dernière. Ces chiffres, rapportés par l'AFP, soulignent l'urgence d'une solution à cette crise humanitaire qui perdure.







