
En ce mercredi 4 mars, deux tiers du territoire cubain, y compris la capitale La Havane, ont été plongés dans l'obscurité, suite à une nouvelle panne du réseau électrique national. Cela survient alors que la population endure déjà des coupures de courant répétées depuis plus de deux ans.
La situation s'est intensifiée à cause d'une crise énergétique profonde, exacerbée par les restrictions américaines. La compagnie nationale d’électricité (UNE) a déclaré sur les réseaux sociaux : « Une déconnexion du système national s’est produite ». Ce phénomène a subi un coup dur avec l'arrêt inattendu de la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras, au point de toucher l'ensemble du pays.
La population fait également face à des délestages journaliers de plus en plus longs, particulièrement accentués depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro en janvier. Les envois de pétrole en provenance du Venezuela, sous l'influence des États-Unis, ont fortement diminué, se traduisant par des coupures de plus de quinze heures à La Havane et des interruptions prolongées en province.
Sous pression américaine
Depuis le 9 janvier, aucun navire transportant du pétrole n'a accosté à Cuba, forçant le gouvernement à adopter des mesures drastiques, telles que la suspension de la vente de diesel et le rationnement de l'essence. De plus, des réductions significatives dans les soins de santé et l'éducation à distance ont été mises en place.
Washington justifie ces sanctions par une « menace exceptionnelle », accusant Cuba de compromettre la sécurité nationale. En retour, La Havane accuse l'administration américaine d'essaimer son économie, déjà en souffrance depuis l'embargo décrété en 1962, qui a récemment été durci.
Les données récentes montrent que la disponibilité de l'électricité à Cuba a chuté de 20 % entre janvier et février par rapport à 2025, une année déjà marquée par des pénuries. Les centrales vieillissantes, pour la plupart mises en service dans les années 80 et 90, nécessitent souvent des réparations prolongées, alimentant ce cycle de coupures. Bien que le gouvernement cubain attribue ces défaillances aux sanctions américaines, des économistes soulignent également un investissement insuffisant dans le secteur énergétique.







