Depuis la pandémie de Covid-19, le bien-être mental des adolescents et des jeunes adultes a connu une détérioration significative. Reconnaissant cette situation préoccupante, le gouvernement a désigné la santé mentale comme grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, avec l'intention de passer des constats aux actions concrètes. Dans un rapport publié le 25 février, trois spécialistes en santé mentale ont proposé dix mesures d'urgence visant à identifier rapidement les signes de détresse psychique chez les jeunes de 15 à 25 ans.
Les auteures de ce rapport, Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale pour l'Alliance de la Santé Mentale, Marie-Odile Krebs, psychiatre et chef de pôle au GHU Paris Sainte-Anne, et Rachel Bocher, psychiatre au CHU de Nantes, insistent sur l'importance d'une intervention précoce : Agir tôt, c'est soigner mieux
. Les mesures proposées ciblent notamment le renforcement des réponses éducatives et sanitaires, la formation des professionnels, ainsi que la sensibilisation des jeunes et de leurs familles aux enjeux de la santé mentale.
Lors d'une récente interview, Marie-Odile Krebs a précisé : Chaque jour de retard à l'intervention est une opportunité perdue pour de nombreux jeunes en souffrance
. Cette exigence d'anticipation est d'autant plus cruciale dans un contexte où une étude récente a montré que qu'un jeune sur quatre se sent en détresse à cause des effets prolongés de la crise sanitaire.
Ces recommandations sont donc un appel à l'action pour les institutions, les familles, et la société civile. Alors que les experts soulignent la nécessité d'un engagement collectif, il est essentiel que ces mesures soient rapidement mises en œuvre pour endiguer la montée des troubles psychiques chez la jeunesse.







