Ce mercredi, Louis et Timothée, deux apprentis bouchers du centre de formation de la Chambre des métiers et de l'artisanat à Amiens, se sont lancés dans le prestigieux concours des jeunes bouchers au salon de l'Agriculture de Paris. Avant leur départ, ils se sont préparés avec diligence sur une épaule d'agneau, mettant en pratique leurs compétences.
"On fait tout le tour de l'épaule, on passe par-dessus, on fait un nœud, on coupe," explique Louis, 17 ans, concentré sur sa tâche dans le laboratoire boucherie. Ce concours représente un véritable défi pour lui, qui espère se démarquer parmi les futurs professionnels de la filière.
Pression et passion
Timothée, 20 ans, est également à l'épreuve. "C'est un concours en trois étapes : préparer une épaule d'agneau, un rôti de veau et une côte de bœuf," précise-t-il. Bien qu'il ressente le stress habituel lié à un tel événement, il admet que cela fait partie du processus d'apprentissage. "Il faut se lancer; cela nous fait évoluer," assure-t-il, plein d'enthousiasme.
Louis partage sa détermination. "La boucherie, c'est une tradition familiale pour moi. Mes frères et mon grand-père y travaillent… Si je peux inspirer d'autres personnes à s'engager dans ce métier, tant mieux," déclare-t-il, soulignant l'importance de la transmission des valeurs et des savoir-faire.
Mettre en valeur la filière
Mathieu Maggi, responsable pédagogique de la filière boucherie-charcuterie-traiteur à la CMA des Hauts-de-France, observe attentivement le travail des deux jeunes hommes. "Ce n'est pas tant que nous manquons d'apprentis, mais plutôt que ceux qui choisissent cette voie doivent faire preuve de courage," affirme-t-il. Les conditions de travail, entre le froid du laboratoire et les longues heures, ne dissuadent pas les nouveaux venus. "C'est un métier en pleine évolution vers une production locale et de qualité," ajoute-t-il, mentionnant que la région des Hauts-de-France compte près de 800 apprentis, un chiffre record.
En plus de Louis et Timothée, le groupe d'apprentis d'Amiens participe aussi à une visite du salon de l'Agriculture et à un stage de deux jours à l'École nationale des métiers de la viande, encadrés par un meilleur ouvrier de France. Une occasion parfaite pour renforcer leur formation et découvrir les exigences du métier dans un cadre professionnel de haute volée.







