Dominique Sopo, président de l’association SOS Racisme, s'est rendu à Perpignan ce mardi pour apporter son soutien à la campagne « C’est Louis ou moi ». Ce dernier a exprimé des préoccupations concernant des pratiques discriminatoires liées à la gestion municipale actuelle.
La mairie de Perpignan, dirigée par le Rassemblement national (RN), est-elle réellement un lieu de favoritisme et de discrimination ? C'est ce qu'affirme Dominique Sopo, pointant du doigt Louis Aliot. Selon lui, le maire aurait diminué les subventions et retiré des locaux à des associations qui œuvrent pour la lutte contre les discriminations et les inégalités.
« M. Aliot et sa majorité ont délibérément choisi de restreindre les ressources des structures qui soutiennent la diversité et l'inclusion », a déclaré Sopo. La campagne menée par SOS Racisme à Perpignan, intitulée « C’est Louis ou moi », propose 16 initiatives visant à promouvoir une ville antiraciste.
Sopo met également en lumière les choix d'Aliot en matière d'associations qu'il soutient, comme le Cercle algérianiste, souvent perçu comme une organisation militariste par ses détracteurs. « Cela contribue à créer une ambiance propice à la discrimination », a-t-il ajouté, soulignant les dangers d’une telle approche.
Accusation de « propagande » et contre-campagne
En réponse à cette campagne, Louis Aliot a qualifié les initiatives de SOS Racisme de « propagande » et a lancé une contre-offensive. Ses partisans, arborant des tracts de campagne revisités où l’emblématique main de SOS Racisme apparaît désormais aux couleurs de la France, affichent clairement leur soutien au maire sortant avec le slogan « touche pas à mon maire ».
Aliot assure que, depuis son arrivée à la mairie en 2020, aucune personne de Perpignan ne peut réellement affirmer avoir subi de la discrimination. « Nous nous engageons à respecter chaque habitant, sans distinction », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Dans un contexte politique complexe, Louis Aliot semble en position favorable pour les prochaines élections municipales malgré les critiques croissantes. Toutefois, une possible condenmation dans l’affaire des assistants parlementaires pourrait le forcer à quitter son poste, injectant une dose d'incertitude dans son avenir politique.







