Enquête : entre chaos et sécurité
Du 18 au 20 octobre, la Fédération française de tir (FFTir) a subi une cyberattaque sévère, mettant en péril les données de plus d'un million de licenciés. Rectifiant leur sécurité, de nombreux membres font face à une hausse des cambriolages, souvent ciblés sur des domiciles d'armes à feu.
Le 5 novembre, Alain, 83 ans, reçoit un appel de la police l'alertant du piratage. L'email reçu plus tôt de la FFTir était censé rassurer, mais le contenu révélait que des informations critiques avaient été compromises, incitant à la vigilance.
Respectant les législations régissant les détenteurs d'armes, Alain était tranquille. Cependant, le faux policier a suggéré un contrôle de sécurité de ses armes. Émergent de cet entretien, Alain est amené à faire entrer un étrange « technicien » chez lui, ce qui aurait pu causer un drame si une confrontation avait eu lieu.
« Ça aurait pu se finir en bain de sang »
En effet, adeptes de tir, les utilisateurs comme Alain possèdent des arsenaux d'armes à feu. Le policier vigilant lui a ordonné de filmer en direct l'inventaire de ses armes, un acte qui a éveillé son inquiétude. Finalement, conscient d'une arnaque, il alerte son club de tir.
La situation devient tendue alors qu'Alain réalise qu’il est victime d'un plan mafieux. Le jeune homme de 18 ans, intermédiaire sur ce coup, a été interpellé peu après son évasion, mais les cambriolages ciblant les licenciés de la FFTir continuent d’augmenter. Des incidents similaires à Nice et Limoges révèlent une coordination d’actes criminels basés sur des informations sensibles obtenues lors du piratage.
Une menace croissante
Ces attaques se montrent variées, allant de simples cambriolages à des home-jackings. En Seine-Saint-Denis, un octogénaire a été assailli chez lui par des faux agents, démontrant à quel point le danger est omniprésent.
Les hackers ne se contentent pas de voler des armes, mais également des informations précieuses telles que les adresses et les numéros de téléphone des détenteurs. Des experts en cybersécurité, comme ceux de Valeurs actuelles, mettent en lumière la réutilisation de ces données à des fins criminelles.
Un appel à l'action
Face à ces menaces, des licenciés commencent à prendre des mesures pour renforcer leur sécurité personnelle. Guillaume, un tirateur parisien, évalue maintenant la nécessité d’un équipement non létal pour protéger ses armes, révélant un paradoxe où ceux qui pratiquent le tir pour le plaisir le font également pour assurer leur défense.
Le piratage de la FFTir est révélateur d'un problème plus vaste, incitant les membres à se prémunir contre d'éventuelles attaques. Comme l’indique un membre de la FFTir : « Nous n’avons jamais été aussi exposés. » L’annonce d’autres piratages, comme celui de la Fédération nationale des chasseurs, montre que la menace s’étend bien au-delà du sport de tir.







