Vendredi 20 février 2026, la cour criminelle de Loire-Atlantique a rendu son verdict dans une affaire tragique qui a secoué la ville de Nantes. Mathéo Federbe, âgé de 24 ans, a été condamné à 11 ans de réclusion criminelle pour viol, vol avec usage d'une arme et séquestration, faits survenus dans la nuit du 6 au 7 novembre 2023.
Cette nuit-là, l'accusé, ivre et muni d'un bâton, a agressé la réceptionniste d'un hôtel local. Les réquisitions de la peine avaient fixé à 15 ans la durée de l'incarcération, mais le jugement final a tranché en faveur d'une peine de 11 ans, assortie d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d'une interdiction de port d'arme pendant dix ans.
Le verdict a suscité des réactions mélangées. Si certains défenseurs des droits des femmes estiment que cette peine reste insuffisante au regard de la gravité des faits, d'autres voient en elle une avancée dans la lutte contre la violence faite aux femmes. La Ligue des droits de l'homme a exprimé sa satisfaction, soulignant l'importance de « donner une voix aux victimes ».
Pour le professeur de droit criminel Marc Dupont, « cette décision envoie un message fort à ceux qui croient encore qu'ils peuvent agir en toute impunité. La petite remise de peine montre cependant que le chemin reste long pour atteindre la justice parfaite ». Les faits avaient provoqué une vive émotion dans le département, rappelant à tous l'importance d'une vigilance et d'une solidarité accrues face aux violences sexuelles.
Pour plus d'informations sur ce sujet, consultez l'article original de Ouest-France.







