Cinq individus ont été placés sous contrôle judiciaire, soupçonnés d'avoir aidé financièrement le Hamas par l'intermédiaire des associations françaises Humani’Terre et Soutien Humani’Terre. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'investigations antiterroristes lancées l'an dernier.
Les suspects ont été mis en examen ce samedi, selon un rapport d'Le Figaro. Le Parquet national antiterroriste rapporte qu'ils sont accusés de « faire parvenir des fonds, sous couvert d'aide humanitaire, au Hamas, une organisation classée comme terroriste ».
Ils font face à des chefs d'accusation sérieux, notamment pour « financement d’une entreprise terroriste », « abus de confiance en bande organisée », ainsi que « blanchiment d’abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ». Ces poursuites ont suivi des perquisitions effectuées au sein de Humani’Terre et dans les domiciles de divers responsables des deux associations.
Une enquête qui se complexifie
L'affaire a débuté avec l'ouverture d'une enquête préliminaire le 3 novembre 2023, peu après les attaques du Hamas en Israël. Une première série de perquisitions a été réalisée le 31 janvier 2024, au siège de Humani’Terre, et chez plusieurs de ses membres, permettant la saisie de matériel informatique et de documents financiers.
Les autorités ont confisqué près de 40 millions d'euros, dont 35 millions en dépôts bancaires ou chèques et plus de 5 millions en espèces trouvés à Paris, Lille, Lyon et Marseille. Face à cette situation, Humani’Terre a suspendu sa collecte de dons, évoquant des « événements récents qui ont impacté notre association » ainsi que des « obstacles administratifs et bancaires ».
Ce développement soulève des questions profondes sur le lien entre aide humanitaire et activités illicites, un sujet qui nécessite une attention et une analyse continues dans le contexte actuel.







