Ce samedi à 15 heures, Lyon sera le théâtre d'une marche dédiée à Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste de 23 ans décédé suite à une violente agression. Entre 2 000 et 3 000 participants sont attendus, avec un dispositif de sécurité renforcé, comme l'a indiqué la préfecture du Rhône.
La marche survient une semaine après l'incident tragique survenu le 12 février lors d'une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan, où Quentin a été brutalement attaqué. Les autorités ont déjà interpellé sept suspects, liés à un groupe d'ultragauche, dont certains sont en détention préventive pour homicide volontaire ou complicité, a rapporté Le Parisien.
Un dispositif policier impressionnant
Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a souligné que cet événement serait encadré par un "dispositif policier extrêmement important". La préfecture a précisé qu'une importante mobilisation, similaire à celle d'une manifestation du 1er mai, serait mise en place, avec la présence de plusieurs compagnies républicaines de sécurité et de gendarmes mobiles. "Nous attendons beaucoup de monde", a affirmé Christophe Pradier, secrétaire départemental du Rhône, sur BFMTV.
Le parcours de la marche
Les manifestants se rassembleront place Jean Jaurès avant de parcourir un kilomètre. Le parcours inclura des rues emblématiques de Lyon, se terminant rue Victor Lagrange, là où l'incident tragique a eu lieu, selon des détails fournis par la préfecture.
Les organisateurs de la marche
Cette initiative est portée par une proche de Quentin et Aliette Espieux, une militante d'extrême droite qui a tenté de dissocier cet événement de tout agenda politique. Elle a promis des interventions de témoignages de proches pour rappeler la personnalité de Quentin.
La famille se distancie de l'événement
Malgré les intentions respectueuses des organisateurs, la famille de Quentin a décliné l'invitation à participer, souhaitant que la marche soit dépourvue de toute expression politique. Aliette Espieux espère voir entre 2 000 et 3 000 participants, une estimation conforme à celle des autorités.
La présence de plusieurs groupuscules d'extrême droite a été confirmée, tandis que des figures politiques importantes, comme Jordan Bardella du Rassemblement National, ont appelé leurs membres à rester à l'écart pour éviter des affrontements.
Ce contexte de tensions interroge, alors que des groupes antifascistes ont également annoncé des manifestations en soutien à un quartier de Lyon ce même jour. Le Parisien a noté que des appels à manifester circulent sur les réseaux sociaux.
Les réactions vont au-delà des frontières, avec des déclarations de soutien et d'inquiétude provenant même de responsables internationaux, comme la cheffe du gouvernement italien et l'administration Trump, soulignant l'importance de rendre justice et de prévenir de telles violences.







