Dans le théâtre politique du 8e arrondissement de Paris, la bataille municipale de 2026 s'annonce intense. Jeanne d’Hauteserre, maire sortante, constate avec amertume que son propre camp, Les Républicains, a désigné Catherine Lécuyer comme candidate officielle. Ce renversement inattendu pose la question : les électeurs se tourneront-ils vers la dissidente ?
Élue en 2014, Jeanne D’Hauteserre avait su conserver son poste en 2020, mais fait face aujourd'hui à un vote de défiance. Écartée par sa propre famille politique, elle est forcée de prendre position alors que l'échéance approche en mars. Cette situation crée un dilemme pour ses partisans, partagés entre la tradition et une nouvelle dynamique portée par Lécuyer.
Un soutien fragile face aux tensions
La relation tendue entre Jeanne d’Hauteserre et Rachida Dati est un aspect fondamental de cette campagne. Jean-Alain, septuagénaire habitant près du parc Monceau, note que les tensions ont été exacerbées par des désaccords sur des questions de logement, notamment une demande controversée de Dati relayée en plein conseil municipal. Cette discordance pourrait avoir des répercussions dans l'esprit des électeurs.
Le soutien à droite semble divisé. Jacques, ancien militant RPR, exprime son alarmante confusion face à cette double candidature : « Il y a trop de candidats à droite », souligne-t-il, ajoutant que cette situation nuira sans doute à leurs chances collectives.
Des critiques sur le bilan
Les avis des habitants sur Jeanne d'Hauteserre sont partagés. Tandis qu'Amélie reconnait des efforts dans la propreté et la vidéosurveillance, elle critique le manque d'engagement politique de la maire. Son soutien s'oriente vers Catherine Lécuyer, jugée plus compétente pour naviguer les enjeux complexes du 8e arrondissement, un secteur crucial avec ses lieux emblématiques.
A l’heure actuelle, la population du 8e arrondissement semble hésitante, avec plusieurs habitants pesant les qualités associées aux deux candidates. William, fervent supporter de Rachida Dati, regrette l'incertitude entourant son choix électoral, exprimant de la sympathie pour Jeanne d'Hauteserre tout en partageant ses doutes quant à sa capacité de gestion.
Vers une nouvelle ère ?
« Je suis pour un renouvellement à la tête de la mairie », conclut Bébèl, un résident de la rue Montalivet, qui encourage le changement. Entre rumeurs de trahison et désirs de renouveau, l'issue des municipales de mars risque de redéfinir la carte politique du 8e arrondissement. Dans une ville aussi stratégique, chaque voix comptera.
Les futures candidates à la mairie sont : Jeanne d’Hauteserre (dissidente), Catherine Lécuyer (LR), Théa Fourdrinier (Place Publique), Sonia Chaouche (LFI), Agnès Bricard (Renaissance), et Jean-Jacques Pany (UDR/RN).







