Dans la nuit du 22 au 23 janvier 2026, environ 2 000 volontaires, accompagnés de 500 professionnels, se sont mobilisés pour la 9ème édition de la Nuit de la Solidarité. Ces efforts ont révélé une hausse de 10 % du nombre de sans-abris, notamment dans les campements, par rapport à l'année précédente.
Paul Alauzy, porte-parole du collectif Le Revers, souligne la gravité de la situation : "Ces résultats sont alarmants. Les politiques actuelles, comme la loi anti-squat, contribuent à aggraver la situation. Les sans-abris sont souvent invisibilisés, poussés hors de la capitale, mais finissent par s'entasser dans nos quartiers". Ses propos font écho à une réelle détresse parmi ceux qui, chaque jour, croisent la souffrance de ces personnes fragilisées.
1% de solidarité en plus dédiée au sans-abrisme
Le collectif réclame la création de centres d’accueil pour enrayer la multiplication des campements. "Nous faisons des maraudes quotidiennement et constatons que de plus en plus de personnes, souvent des migrants cherchant asile, se retrouvent à la rue", ajoute Alauzy. En effet, Paris, avec un budget de fonctionnement de 12,5 milliards d'euros, devrait investir davantage dans le soutien aux sans-abris, souligne-t-il. "Un simple 1 % supplémentaire pourrait transformer la donne dans les rues de notre ville".
Une solidarité qui s'invite dans les municipales
La réalité du sans-abrisme touche personnellement chacun d'entre nous. Alauzy insiste sur le fait que "tout le monde a déjà été confronté à des situations déconcertantes, il est de notre devoir d'agir". Il rappelle que cette problématique doit être au cœur des préoccupations des candidats aux prochaines municipales. "Nous devons nous mobiliser pour montrer aux élus que la situation n'est pas acceptable. Le moment d'agir, c'est maintenant".
Les préoccupations et actions du collectif Le Revers montrent qu’un changement est nécessaire. La mobilisation autour des sans-abris à Paris appelle à un engagement collectif fort pour lutter contre cette crise humaine.







