La tendance à la pratique des jeux de hasard chez les adolescents, notamment chez les garçons, connaît une forte progression depuis la dernière étude menée par les instances de régulation en 2021.
Mercredi 17 février, l'Association de recherche et prévention sur les excès des jeux (Arpej) et l'Autorité nationale des jeux (ANJ) ont tiré la sonnette d'alarme concernant l'augmentation du nombre de mineurs jouant à des jeux d'argent. Cette situation soulève des préoccupations majeures quant au risque de dépendance qui pèse sur la jeunesse et pourrait affecter leur avenir. Les résultats d'une enquête réalisée à l'été 2025 sur un échantillon de 5 000 jeunes âgés de 15 à 17 ans révèlent que 42,6 % d'entre eux ont testé les jeux d'argent au moins une fois au cours de l'année écoulée. Ce chiffre représente une hausse significative de près de huit points par rapport à l'étude précédente de 2021, où seulement 34,8 % des jeunes jouaient.
La préférence pour les jeux de grattage, souvent acquis en points de vente physiques, est particulièrement préoccupante. Parmi ces praticiens, 65 % affirment avoir accédé à des jeux grâce à leurs parents, un facteur souligné par la présidente de l'ANJ, Isabelle Falque-Pierrotin, qui a noté : "Cette tendance à l'augmentation des jeux d'argent chez les mineurs est alarmante. Plus le contact avec le jeu d'argent survient tôt, plus les risques d'addiction sont élevés." Cette déclaration résonne dans le contexte actuel de la société, où la sensibilisation à la prévention des addictions est plus que nécessaire.
Face à cette situation grandissante, il est essentiel de continuer à interroger et à éduquer tant les parents que les jeunes sur les dangers liés aux jeux d'argent. Des experts au sein de l'ANJ insistent sur la responsabilité parentale et la nécessité d'établir un dialogue ouvert sur ce sujet délicat. Un enjeu crucial pour l'intégrité mentale et sociale de la jeunesse de demain.







