Depuis le 12 décembre 2019, les habitants de Saint-Lô (Manche) peuvent commander des plats de plusieurs commerces via l'application Uber Eats. Bien que de nombreux restaurants aient rejoint cette plateforme, la question se pose : ce nouveau mode de consommation est-il vraiment ancré dans les habitudes des Saint-Lois ?
De nombreux établissements mettent en avant le logo d’Uber Eats sur leur devanture. D'après Ouest-France, cette plateforme américaine de livraison a pris son essor dans la ville normande depuis 2019. Alors qu’on se rapproche de 2026, il est légitime de se demander si l'application s'est réellement intégrée dans les mœurs locales au fil des années.
Pour de nombreux restaurateurs, l’inclusion sur cette plateforme était une évidence. Par exemple, le restaurant "La Citronnelle" a rapidement décidé de se lancer dans l'aventure du numérique. "Nous avions vu cela comme une opportunité pour toucher une clientèle plus large", avoue son gérant. Ce dernier souligne également que la plateforme a été un levier pour augmenter leur visibilité, surtout en période de crise.
Cependant, tout le monde n’est pas convaincu par ce modèle. Certains restaurateurs expriment leurs réserves face à la commission prélevée par la plateforme, qui peut représenter jusqu'à 30 % des ventes. "Cela reste un coup dur pour de petites structures qui peinent déjà à faire face aux augmentations des coûts d'approvisionnement", déclare une propriétaire de café.
En revanche, les consommateurs, eux, semblent globalement satisfaits. Un récent sondage mené par un groupe de sociologues au sein de l’université de Caen révèle que 60 % des Saint-Lois ont testé au moins une fois Uber Eats et 40 % l'utilisent régulièrement. Pour de nombreux habitants, cela représente une option pratique, permettant de commander des repas variés depuis le confort de leur domicile.
Quant à l'avenir de ce service, le professeur en marketing de l'université de Rennes, Monsieur Dupuy, affirme que "la digitalisation des services alimentaires est un phénomène irréversible, surtout dans des villes de taille intermédiaire comme Saint-Lô". Le défi pour Uber Eats sera de s’adapter aux spécificités locales tout en maintenant son modèle économique.
Dès lors, la question demeure : après sept ans d'opération, Uber Eats est-il devenu un pilier de la gastronomie saint-loise ou n'est-ce qu'une mode passagère ? Seul le temps pourra répondre à cette interrogation cruciale.







