Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a récemment affirmé que la mise en place du tarif réduit de 1 euro pour les repas étudiants nécessitera des ajustements importants, notamment en matière de personnel dans les restaurants universitaires. Lors d'une visite au campus de Villetaneuse de l'Université Sorbonne Paris Nord, Baptiste a insisté sur la nécessité de créer « des emplois en plus » pour accompagner cette réforme.
Le budget alloué à cette initiative s’élève à 50 millions d’euros pour 2026. Ce montant vise à compenser la perte générée par le passage du tarif actuel de 3,30 euros à un euro, mais également à financer des projets d'amélioration divers au sein des Crous. En effet, des travaux seront nécessaires pour adapter les infrastructures à cette nouvelle demande.
Alors que certains établissements font déjà face à des surcharges, Baptiste a laissé entendre que des solutions seraient mises en place. Parmi celles-ci, l'ouverture des restaurants universitaires le soir, l'ajustement des horaires de cours pour étaler les repas en plusieurs vagues et la possibilité de proposer des plats à emporter sont envisagés.
Une affluence attendue dans les restaurants universitaires
« Les besoins vont varier d'un établissement à l'autre », a souligné le ministre, ajoutant qu'il reste encore beaucoup d'incertitudes concernant l'impact de ces changements. Pour lui, il est important de garantir que cette mesure n'entraîne pas un déséquilibre entre les étudiants boursiers et les autres. « La bourse doit rester une priorité », a-t-il déclaré.
Les préoccupations sur la qualité et la diversité des repas étaient également présentes lors de cette rencontre, avec la promesse que les étudiants ne sacrifieront ni la qualité des plats ni la satisfaction des agents du Crous. La réalité, selon Baptiste, est que le coût d'un repas est en moyenne de 8 à 9 euros, indiquant clairement que la réforme est ambitieuse.
Le constat est clair : une révolution va s’opérer dans les restaurants universitaires française, mais encore faut-il mobiliser les moyens nécessaires pour que cette transformation soit réussie. Des voix, comme celle de certains gestionnaires des Crous, appellent à la prudence avant de mettre en œuvre ces changements rapides. Les mois à venir devraient être décisifs pour l’avenir de cette initiative.







