Le ministère de la Santé a confirmé la mort tragique d’un troisième nourrisson ayant consommé du lait infantile contaminé, entraînant une enquête judiciaire à Toulouse. Cette situation alarmante a été révélée par la Cellule investigation de Radio France.
Cela fait suite à deux autres décès survenus à Angers et Bordeaux, tous liés à des produits pillés par des rappels massifs dus à la présence de la toxine céréulide, déclarée potentiellement dangereuse par les autorités sanitaires. En tout, le ministère recense une cinquantaine de signalements, parmi lesquels quatorze hospitalisations après consommation suspecte de ces laits.
Quentin Guillemain, président de l’Association pour la santé des enfants, a vivement critiqué les déclarations des ministres, affirmant : "Quand les ministres affirment que la situation est maîtrisée, ils ne décrivent pas la réalité. C’est un récit fictif". Il exige également un "rappel exhaustif de tous les laits fabriqués avec cet ARA, une huile riche en acide arachidonique", évoquant des risques pour la santé des nourrissons.
La toxine céréulide en cause
Devant la gravité de la situation, le ministère demande aux familles d’enfants ayant présenté des symptômes graves de conserver les boîtes de lait et de signaler les récits sur la plateforme Signal Conso. Cette démarche est d’autant plus cruciale étant donné que les autorités avaient incité les familles malades à se tourner vers le groupe Nestlé pour analyser les produits incriminés, une procédure jugée en dehors de tout cadre juridique par 24 familles qui ont porté plainte au tribunal de Paris.
L’affaire a débuté il y a plusieurs mois, suite à un premier rappel par Nestlé de nombreux lots de lait infantile à l’échelle mondiale et aux rappels successifs réalisés par d’autres grands noms de l’industrie comme Danone et Lactalis. Les autorités européennes ont récemment abaissé les seuils tolérés pour la céréulide, entraînant une nouvelle vague de rappels, inquiétant ainsi les parents dont les enfants sont simultanément exposés à des risques significatifs.
Malgré les investigations en cours, aucun lien direct entre la consommation de lait contaminé et les décès de nourrissons n’a encore été établi. L’attention se tourne désormais vers la réaction des fabricants et des responsables pour éviter d’autres tragédies similaires.







