Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, lors d'une audience qui s'est tenue le 4 février. Les faits, qui remontent à 2015 et 2016, concernent des morsures infligées à une collègue standardiste durant son mandat à ChérieFM. Cette décision est plus sévère que la demande initiale de six mois de prison avec sursis formulée par le procureur lors des réquisitions.
Maintenant éloigné des écrans, Vincent Cerutti, ex-présentateur de l'émission Danse avec les stars sur TF1, a annoncé son intention de faire appel de cette condamnation par l'intermédiaire de son avocat, Antoine Vey. Celui-ci a exprimé des réserves quant à la décision rendue.
La procureure avait souligné que les morsures avaient une "connotation sexuelle évidente", en précisant qu'elles ciblaient "une partie intime" du corps. La plaignante, très émue, a témoigné des événements qui se sont déroulés en novembre 2015 à la radio, où Cerutti l'aurait mise au sol avant de commettre l’agression. Elle avait décrit la douleur causée par l’incident, attestée par un hématome, que le président du tribunal a qualifié d’“assez impressionnant”.
En février 2016, la victime a rapporté une autre agression survenue après une session photo, où l'animateur aurait furtivement touché ses fesses. Dans sa défense, Vincent Cerutti a nié toute intention de violence ou de connotation sexuelle, décrivant les interactions comme un "jeu d'équipe", en citant une certaine pratique nommée "Tout cul tendu mérite son dû". Selon lui, les gestes impliqués dans ce jeu étaient sans malice, et il a contesté la véracité de la seconde morsure.
Cette affaire a suscité de vives réactions dans le milieu médiatique et la société française. Des experts en droit et en violence de genre soulignent l'importance d'une résilience face à ce type d'agression, comme l’a noté la sociologue Émilie Lambert dans une récente interview à Libération. “Il est crucial que les victimes se sentent soutenues pour dénoncer de telles violences,” affirme-t-elle, mettant en avant la nécessité de briser le silence entourant ces comportements inacceptables.







