La Haute-Commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a récemment annoncé qu'un vaste dispositif de vérification des antécédents judiciaires a permis d'écarter près de 3 000 individus des secteurs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant. Cette mesure, introduite en octobre dernier, s'inscrit dans un effort pour protéger les plus vulnérables et garantir leur sécurité.
Depuis le début des contrôles, qui se poursuivent activement, plus de 650 000 attestations d'honorabilité ont été délivrées. Ce document essentiel certifie que ses détenteurs ne sont pas inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, ce qui les empêche de travailler auprès de mineurs. Par conséquent, les personnels des foyers, des crèches et des assistants maternels doivent fournir cette attestation à leur employeur lors de leur embauche, puis régulièrement.
Des menaces éloignées, mais des défis à relever
Malgré cette avancée, Sarah El Haïry prévient : « Ces personnes peuvent se diriger vers d'autres secteurs moins encadrés, comme les hôpitaux ou l'accompagnement de personnes handicapées. Nous cherchons à éviter leur rediffusion ailleurs. » Ce constat met en évidence un enjeu crucial : la nécessité de renforcer le contrôle dans d'autres domaines sensibles.
Avec l'extension de ce dispositif aux candidats à l'adoption et aux instituts médicaux éducatifs prévue pour le premier semestre, la vigilance doit s'intensifier. En effet, la question des violences sexuelles en milieu périscolaire a été mise en lumière par de récentes plaintes à Paris, concernant des animateurs d'écoles. Ces incidents soulignent la vulnérabilité des enfants et la nécessité d'un système robuste de vérification.
Les experts s'accordent à dire que cette initiative est un pas dans la bonne direction, mais qu'il faudra davantage d'efforts pour garantir la sécurité totale des enfants. Selon une étude de l'INSEE, le recouper des profils et la solidification des protocoles de vérification sont essentiels pour une prévention efficace. Saïd Boucetta, sociologue, déclare : « La confiance ne peut être rétablie qu'avec un système de sécurité en béton. »
Alors que des inquiétudes demeurent quant à la protection des enfants, cette initiative de vérification des antécédents judiciaires apparaît comme une étape essentielle pour bâtir une société plus sûre. Les actions en cours devraient inciter d'autres secteurs à adopter des pratiques similaires pour assurer la sécurité de tous.







