La vie de l'ancienne directrice de la prison des Baumettes à Marseille a été dramatiquement perturbée suite à des menaces de mort orchestrées par la célèbre DZ Mafia. Ce groupe criminel lié au narcotrafic a mis en ligne une offre d'emploi rémunérée 120.000 euros pour tuer un "représentant de l'État", dont la directrice faisait partie. Le communiqué a été largement diffusé sur les réseaux sociaux par deux détenus actuellement jugés pour leur rôle dans cette affaire.
Dans une déclaration poignante, la directrice a déclaré : « Ce que vous avez publié a bouleversé ma vie ». Elle a été contrainte de quitter Marseille rapidement pour un poste à Paris, où elle vit actuellement sous protection policière. « Je suis partie toute seule à Paris pour sauver ma vie », a-t-elle ajouté, évoquant l’isolement dans lequel elle vit depuis un an.
L’un des prévenus, Othmane B., a reconnu avoir partagé l'annonce sur son compte Snapchat « cellule frappe », bien qu'il ait affirmé ne pas avoir lu le contenu. « J'ai fait le con, je suis désolé d'avoir participé à 1% de toute cette bêtise », a-t-il exprimé en comparution vidéo. Ce comportement illustre un tournant inquiétant dans l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser des messages de violence et d’intimidation.
La procureure a averti que cet acte n’est pas anodin, soulignant l’impact des réseaux sociaux sur le recrutement et la diffusion des idées criminelles. « Cette republication n’est pas juste un acte anodin ; elle désinhibe la violence », a-t-elle déclaré. Cela soulève des questions sérieuses sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux dans la propagation de tels contenus.
L'affaire pourrait poser des risques non seulement pour la sécurité de la directrice mais également pour celle de tous ceux qui occupent des postes similaires. Mauro Garcia, expert en criminologie, a fait état de la situation en déclarant que « les réseaux sociaux peuvent devenir un terrain fertile pour la menace et la violence orchestrée ». Les débats se poursuivent, et le verdict de cette affaire sera rendu le 28 janvier 2025.
Avec des menaces de mort rampant dans les cercles criminels, la mise en examen de plusieurs suspects pour tentative d'homicide met en lumière l'urgence de protéger efficacement les représentants de l'autorité en France. Une tâche délicate, surtout dans des pays où le narcotrafic et des groupes comme la DZ Mafia continuent de gagner en puissance.







