La municipalité de Châtellerault s'engage résolument dans la lutte contre les dépôts sauvages en expérimentant un dispositif de surveillance inédit : des caméras à détection de mouvement, communément appelées "pièges photos". Cette initiative a été approuvée lors du dernier conseil municipal, témoignant ainsi d'un engagement fort pour préserver la propreté des espaces publics.
Ces caméras, qui se déclenchent automatiquement, seront stratégiquement installées dans des zones où les dépôts de déchets divers, tels que des matelas ou des gravats, sont fréquents. L'objectif est d'obtenir des preuves tangibles qui permettront de faciliter les sanctions, qu'il s'agisse de responsabilités pénales ou d'amendes administratives. La ville n'a pas encore communiqué le nombre exact de caméras à installer, mais ces dernières pourront être repositionnées facilement en fonction des besoins, garantissant ainsi une couverture optimale des zones les plus touchées. Comme l'a souligné la mairie, cela permettra de renforcer les mesures déjà en place tout en rationalisant les ressources.
Les images capturées par ces dispositifs seront accessibles uniquement à des agents assermentés, comme les policiers ou les agents de surveillance. En cas d'infraction, ces enregistrements pourront être conservés pour une durée allant jusqu'à 180 jours, assurant ainsi une traçabilité efficace des comportements inappropriés.
Outre cette technologie, la Ville envisage d'introduire des amendes administratives ainsi qu'un système de "transaction pénale" afin de renforcer les mesures dissuasives à l'égard des contrevenants. Des rappels à l'ordre seront également mis en place pour sensibiliser la population à la nécessité de respecter l'environnement communal.
Dans le contexte actuel, où la gestion des déchets est devenue un enjeu crucial, cette démarche proactive pourrait significativement améliorer la qualité de vie des Châtelleraudais, tout en redonnant à la nature ses lettres de noblesses. Comme l'a mentionné un expert local, "prévenir les dépôts sauvages, c'est avant tout sensibiliser et responsabiliser chaque citoyen". D'autres villes de France, telles que Lyon et Grenoble, ont déjà mis en œuvre des méthodes similaires, ce qui témoigne d'une tendance nationalement croissante vers une gestion plus rigoureuse des espaces publics.







