Jacqueline de Ribes, surnommée la « dernière reine de Paris », est décédée à l'âge de 96 ans en Suisse, laissant derrière elle un héritage indélébile dans le monde de la mode. Ce mercredi 31 décembre, son secrétariat a annoncé la triste nouvelle, confirmée par son assistante, Stéphanie Mouly.
Reconnue comme une véritable figure de la jet-set, la comtesse Jacqueline de Ribes a marqué l'élégance parisienne, notamment aux États-Unis. Le Metropolitan Museum de New York lui avait rendu hommage en 2015 en organisant une exposition félicitant son parcours, où étaient exposés une soixantaine d’ensembles datant de 1962 à aujourd'hui.
Jacqueline de Ribes était bien plus qu'une créatrice de mode ; elle était amie de grands noms comme Yves Saint Laurent et Valentino, et son influence s'étendait au-delà des frontières de la haute couture. En 1956, elle intégrait la liste des femmes les mieux habillées au monde, et en 1962, elle faisait son entrée au célèbre « Hall of Fame » de la mode, reconnaissance de son impact dans ce milieu.
Une passion pour la mode depuis toujours
Née le 14 juillet 1929, Jacqueline de La Bonninière de Beaumont a épousé le vicomte Édouard de Ribes à l'âge de 19 ans. Elle s'est aventurée dans plusieurs disciplines, allant du journalisme à la télévision, avant de se lancer dans la mode, encouragée par des figures emblématiques comme Saint Laurent.
Sa première collection, lancée en 1962, a reçu un accueil enthousiaste de la presse internationale, avec une attention particulière des États-Unis, qui deviendront son principal marché. Elle a continué à diriger sa maison de couture jusqu'en 1995, puis a dû se retirer pour des raisons de santé.
En fin d’année 2019, une vente aux enchères de sa collection d’art, assemblée aux côtés de son mari, a rapporté 22,8 millions d'euros, un événement qui a attiré l’attention des institutions culturelles comme le Louvre et le château de Versailles.
Jacqueline de Ribes laisse derrière elle un héritage riche en créativité et en élégance. Dans un monde de la mode en constante évolution, sa contribution et son influence resteront gravées dans les mémoires. Comme l'a souligné Le Parisien, sa disparition marque la fin d'une ère pour de nombreux passionnés de mode et d'art.







