La France subit actuellement une vague de chaleur d’une intensité sans précédent, entraînant une hausse significative des décès. Selon Santé publique France, plus de 1.000 décès supplémentaires ont été enregistrés en seulement quelques jours, un chiffre qui pourrait évoluer à mesure que de nouvelles données seront disponibles.
Le 24 juin, la mortalité quotidienne a atteint 1.200 décès, et les jours suivants, elle a franchi le cap des 1.400 décès, un chiffre bien supérieur à la moyenne habituelle d'environ 900 à 1.000 décès par jour notée durant les mois d’avril et mai. Cette crise touche particulièrement l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire, où les alertes de vigilance rouge ont été émises.
Les données révèlent également que 85 % des décès concernent des personnes de 65 ans et plus. La situation est de plus en plus préoccupante : une augmentation de 40 % des décès à domicile a été constatée en Île-de-France, comme l'indique une analyse de l’AP-HP. Les autorités sanitaires mettent en avant que tous ces chiffres restent provisoires en raison des délais de remontée des données.
Pression sur les services d’urgence
Le Samu de Paris enregistre également une pression sans précédent, ayant référencé 109 décès lors d'interventions, un chiffre sept fois supérieur à la moyenne habituelle. Les experts de Santé publique France soulignent que le bilan définitif de cette canicule ne pourra être réalisé que plusieurs semaines plus tard, une fois que toutes les données auront été consolidées pour croiser les certificats de décès avec les chiffres de mortalité habituels.
Bien que la canicule commence tout juste à reculer dans certaines régions, 50 départements étaient encore sous surveillance rouge, avec l’Île-de-France repassant en vigilance orange ce week-end. Plusieurs événements ont été annulés à cause des fortes températures, et les services d’urgence restent fortement mobilisés.







