Après une semaine de chaleur accablante, la France a été frappée par des orages d'une intensité remarquable dans la nuit du 27 au 28 juin. Avec des rafales dépassant les 140 km/h, des grêlons de grande taille et des milliers d'éclairs, le pays a subi d'importantes pertes matérielles, avec plus de 63 000 foyers laissés sans électricité et plusieurs blessés. Les équipes de secours ont été déployées sur de nombreux fronts.
Le phénomène se traduit par une confrontation entre l'air frais et la chaleur résiduelle, générant des intempéries d'une rare violence. Selon Franceinfo, en Dordogne, plus de 20 000 éclairs ont illuminé le ciel, tandis que le Nord et le Pas-de-Calais ont signalé près de 4 000 impacts de foudre. Des vents violents ont enregistré un record à Blois avec 144 km/h, rapporté par Keraunos. À Paris, la foudre a même touché la tour Eiffel, comme l'a rapporté RTL.
Les régions des Hauts-de-France ont été particulièrement touchées. D'après RTL, la préfecture du Nord a enregistré 405 interventions des pompiers pour des inondations et des chutes d'arbres, causant deux blessés. Par ailleurs, Franceinfo précise qu'à Maubeuge, il est tombé l'équivalent de quinze jours de pluie en seulement une heure, et à Laon, un incendie provoqué par la foudre a blessé cinq personnes, comme l'indique L'Union.
Dégâts matériels importants
À travers le pays, les signes de la tempête sont évidents. Des grêlons atteignant 6 centimètres ont endommagé voitures et bâtiments dans les Yvelines et en Picardie. Des infrastructures publiques ont également subi des dommages : à Landrecies (Nord), une école a été fermée en raison de plafonds menaçants, et à Roisies, la salle des fêtes a perdu son toit. En Normandie, la ville des Andelys a été particulièrement durement frappée.
Le bilan des dégâts s'accompagne d'un fort impact sur les infrastructures. Enedis a signalé 63 000 clients privés d'électricité, surtout dans le Nord et l'Aisne. Les transports ont également été gravement affectés, avec des arbres et des fils électriques tombant sur les voies, paralysant plusieurs lignes de TER et interrompant les services sur la ligne N en région parisienne. De plus, la sécurité a nécessité l'évacuation de 2 900 personnes lors du festival Retro C Trop dans la Somme, tandis que le festival Garorock dans le Lot-et-Garonne a été annulé, privant 35 000 festivaliers de célébrations.







