Lors d'une vague de chaleur intense, des lycéens du lycée Eiffel à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ont passé leur examen oral de français du baccalauréat dans un parking souterrain. Cette mesure, jugée par le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, comme non « optimale », souligne les lacunes en matière de confort dans le système éducatif.
Une enseignante, Julie Garnier, a partagé sur X une image illustrant la situation : des tables et des chaises dans un environnement sombre, avec une flaque d'eau visible, évoquant un « mode de survie ».
Le rectorat de Versailles a justifié cette décision, affirmant que cela visait à offrir les meilleures conditions possibles aux candidats et aux jurys face aux conditions climatiques extrêmes. La refonte du calendrier des épreuves aurait engendré un stress important, selon le rectorat.
En tout, 700 000 jeunes ont passé leurs oraux, certains dans des circonstances similaires, alors que plus de 850 000 collégiens affrontaient également des examens dans des conditions pénibles.
Une réponse d'urgence face à la canicule
Face à cette situation préoccupante, la région Île-de-France a alloué un budget d'un million d'euros pour équiper 500 lycées de matériel de rafraîchissement afin de protéger les élèves et les personnels en période de chaleur intensive. Au total, plus de 130 millions d’euros ont été mobilisés la semaine dernière par EDF, la Banque des territoires, et le gouvernement pour améliorer les infrastructures scolaires.
D'après EDF, 80 millions d'euros seront alloués à l'équipement des établissements scolaires, crèches et centres de loisirs en systèmes de refroidissement, avec pour objectif de déployer plus de 100 000 équipements avant 2026.
Un autre montant de 50 millions d'euros sera consacré à l'adaptation climatique de 12 500 écoles, comme annoncé par la Banque des territoires et la Banque postale. Cela inclut une prise en charge des diagnostics et des travaux nécessaires, satisfaisant ainsi un besoin criant d'adaptation aux événements climatiques extrêmes.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a confirmé le démarrage de ce dispositif la semaine prochaine, ciblant immédiatement 2 500 établissements prioritaires.
Des écoles en détresse face aux conséquences de la canicule
Les infrastructures scolaires, déjà jugées vétustes, n'ont pas été en mesure de répondre aux défis posés par cette canicule. Au plus fort de la vague de chaleur, près de 3 500 établissements, principalement des écoles primaires, ont fermé leurs portes, et plus de 10 000 ont dû modifier leurs horaires afin de préserver la santé des élèves.
Ce constat alarmant révèle l'urgence d'une évolution nécessaire pour adapter les bâtiments scolaires aux nouvelles réalités climatiques, un sujet que le gouvernement semble enfin prendre en considération.







