La France a connu mardi une journée historique, enregistrant des températures jamais vues auparavant, selon Météo-France. Le New York Times souligne que le pays est piégé “sous une chaleur torride”, avec au moins 45 décès liés aux conditions extrêmes, dont 40 dus à des noyades, comme le rapporte le Washington Post.

“40 personnes se noient alors que la France cherche un souffle de fraîcheur au cœur de températures parmi les plus élevées observées dans le monde”, a écrit le quotidien américain, précisant que beaucoup de jeunes s'étaient aventurés à se baigner dans des zones non surveillées.

Météo-France a indiqué que ce mardi était la journée la plus chaude depuis le début des relevés modernes, en 1947, avec un indice de chaleur atteignant un nouveau record de 29,8 °C. Ce chiffre dépasse l'ancien record de 29,4 °C établi lors des vagues de chaleur de 2003 et 2019.

La France a également enregistré la nuit la plus chaude depuis le début des mesures, avec des températures nocturnes atteignant 21,6 °C. “Mardi, moins de 1 % de la planète aurait dû connaître des températures plus élevées que celles relevées en France”, a noté le Washington Post. Seules certaines régions du Sahara et du Moyen-Orient devraient enregistrer des niveaux similaires.

Une grande partie de l’Europe sous un dôme de chaleur

La vague de chaleur ne touche pas que la France. Des pays comme l'Espagne, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont également à l'épreuve. “L’Europe suffoque sous un dôme de chaleur inédite à cette période de l'année”, informe Le Temps, notant que la situation devrait perdurer cette semaine.

Selon le Washington Post, d'ici la fin de la semaine, environ 400 millions de personnes en Europe pourraient devoir faire face à des températures avoisinant les 32 °C, avec 115 millions de personnes susceptibles de surpasser les 38 °C.

Cette intense chaleur est provoquée par une masse d'air chaud provenant d'Afrique du Nord, a expliqué la climatologue Clair Barnes de l'Imperial College de Londres à Reuters, comme l'a rapporté The Guardian : “Ce phénomène se déplace lentement, engendrant une absence de vent pour apporter du répit.”

Au Royaume-Uni, certaines écoles ont même fermé plus tôt, prévenant que les températures pourraient atteindre jusqu'à 40 °C, une situation qui a amené le Met Office à émettre une alerte rouge pour la canicule.